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Colloque International Kamit Menaibuc 2010

par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com

 Publié le 27 juin 2007

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Nouvelle mort mystérieuse d’un jeune Kamit

Disparu à Roubaix, mort noyé à Dunkerque

Nouvelle mort mystérieuse d’un jeune Kamit


- Source : Nord Eclair - 22/06/2007 Le frère Kodjo vient de nous communiquer la disparition suspecte de son frère. Si vous avez la moindre information, merci de ne pas rester silencieux.

La famille de Komlanvi Fiokouna s’interroge. Il a été vu pour la dernière fois à Roubaix le 23 mai. Le 2 juin, son corps est retrouvé à Dunkerque. Personne ne sait ce qu’il a fait pendant une semaine.

MATTHIEU MILLECAMPS > Le jeune homme, Togolais de 29 ans, a été retrouvé mort, le samedi 2 juin, dans le port de Dunkerque. Le médecin légiste a conclu à une mort par noyade et n’a pas noté de signe permettant d’expliquer pourquoi le jeune homme s’est retrouvé là. Auprès des services du procureur de Dunkerque, où on attend encore les résultats de l’analyse toxicologique réalisée sur le jeune homme, on admet n’avoir « aucun élément qui permette de dire quoi que ce soit » sur les circonstances de la mort, « il n’y a pas de traces de coups qui permettent de penser à une agression ».

Pour le parquet, il s’agit pour l’instant d’une « mort naturelle », telle que l’a définie le médecin légiste. Mais pour les proches du jeune homme, cette mort n’a rien de naturel. « La dernière fois qu’il a été vu, c’est par un ami à lui, à l’Eurotéléport, à Roubaix.

C’était le mercredi 23 mai, vers 17 h 30 » , explique Kodjo Fiokouna. Le jeune homme devait ensuite se rendre au travail, dans un centre d’appel de Roubaix. Il ne s’est jamais présenté.

« Cela fait 7 ans qu’il travaille chez nous à mi-temps. Cela n’était jamais arrivé, il a toujours prévenu lorsqu’il était malade ou avait un empêchement », affirme une des responsables de la société. S’il laisse quelques messages sans réponse sur son téléphone portable au cours de la semaine, son frère Kodjo ne s’inquiète pas outre mesure. Mais le dimanche suivant, le 27 mai, il prend peur lorsqu’un ami proche de Komlanvi l’appelle pour s’inquiéter de sa disparition.

Kodjo se rue chez son frère, près de la Grand-Place de Roubaix. N’obtenant pas de réponse, il fait appel aux pompiers, qui défoncent la porte mais ne trouvent personne. Dans l’appartement, Komlanvi a laissé son téléphone portable. Kodjo Fiokouna fait alors le tour des hôpitaux et commissariats pour retrouver son frère. Sans succès.

Le dimanche 3 juin, vers 21 h, des policiers sonnent chez lui : il doit se rendre au commissariat de Dunkerque pour identifier le corps d’un homme qui pourrait être Komlanvi. De fait, lorsqu’il s’y rend le lendemain, il reconnaît son frère. Mais la rencontre avec les autorités lui laisse un goût amer. « J’avais l’impression qu’ils n’avaient pas vraiment travaillé le dossier », lâche-t-il, amer. « Il y a tellement de questions sans réponse.

Je veux juste savoir la vérité, savoir ce qu’il a fait entre le 23 mai et le 31 mai (date supposée de sa noyade, selon le médecin légiste, ndlr) ». Kodjo Fiokouna, comme nombre de ses proches, est avide de la moindre parcelle d’information lui permettant d’éclairer ce « vide » dans l’emploi du temps du jeune Komlanvi.

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